Université Joseph KI-ZERBO : le Laboratoire Biologie et Écologie Végétales commémore la Journée Internationale de la Biodiversité
A l'occasion de la Journée Internationale de la Biodiversité, le Laboratoire de Biologie et Écologie Végétales (LaBEV) de l'Université Joseph Ki-Zerbo a organisé un panel sur le thème « Agir localement pour un impact global », le vendredi 22 mai 2026 au Centre d'information sur la biodiversité de ladite Université à Ouagadougou. Le Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, le Pr Adjima THIOMBIANO, qui est membre du laboratoire LaBEV, était présent à cette rencontre.
Cette manifestation scientifique a réuni des panelistes de haut niveau à savoir le Pr Aimé Joseph NIANOGO, Ancien Directeur Régional de l'UICN, le Dr Soungalo SOULAMA, SP-CONAGREP/Point focal TIRPAA et le Dr Daogo Léon OUOBA, Point Focal du Protocole de Nagoya sur APA, sous la modération de Dr Babou André BATIONO, DG de la Recherche et de l'Innovation du MESRI. Il s’est agi pour eux de faire l’état des lieux de la biodiversité, de discuter des défis et opportunités, de proposer surtout comment transformer les difficultés en avantages étant donné que si tout le monde est sensibilisé, chacun pourra poser des actions allant dans le sens de la sauvegarde de la biodiversité.
Dans le mot de bienvenue, le représentant du responsable du LaBEV, le Pr Amadé OUEDRAOGO a remercié toutes les personnalités, notamment les panelistes, qui se sont déplacées pour cette rencontre scientifique. Pour lui, « ce panel est une occasion d'échanges pour attirer l'attention de la communauté sur la biodiversité, notamment les menaces qui pèsent sur elle et l'intérêt qu'il y a à adopter de bonnes pratiques pour préserver cette biodiversité qui constitue le pilier sur lequel repose la vie ».
En termes de statistiques sur la biodiversité, le Dr OUOBA a indiqué que « Sur 260.000 espèces qu'on pense connaître, il y a seulement 163.000 qui ont été étudiées. Sur ces 163.000, 28% en moyenne sont menacées. Dans les 28%, les mammifères sont de l'ordre de 26% ».
Le Pr THIOMBIANO, qui a suivi les communications avec intérêt, a félicité les initiateurs et les panelistes pour la réussite de l’événement. Il a ensuite attiré l’attention des participants, que parlant de biodiversité, il est bien possible d’agir localement pour avoir un impact global. Cependant, pour lui, il y a plusieurs considérations à prendre en compte et la première est d’avoir à l’esprit qu’il y a une sorte de pyramide où l’individu est dans une communauté, la communauté est dans une nation et la nation est dans une communauté internationale et qu’à l’échelle locale, on peut agir pour si la communauté joue pleinement sa partition. La seconde considération selon le Pr THIOMBIANO, est que la biodiversité se situe à l’interface de trois piliers qui sont d’ordre social, économique et environnemental où le plan économique a pris le dessus.
Revenant sur la recherche, le Ministre THIOMBIANO a interpellé les acteurs de la banque des gènes à se faire connaître à travers une offensive dans la communication pour que les unes et les autres comprennent quelle est la place stratégique la banque des gènes au niveau du Burkina Faso, quelles sont ses attributions, ses missions et en quoi chacun peut contribuer. Pour lui, cette banque des gènes est une mine, car, « l’avenir de l’humanité se trouve dans les banques de gènes ».
« Il faut qu’on arrête la posture d’être spectateurs, observateurs et peut-être même juges quelques fois, il faut agir à tous les niveaux. Le chercheur doit pleinement jouer sa partition pour que la recherche trouve sa place, car il n’y a pas une seule idée qui va être développée au niveau de la recherche pour promouvoir la conservation de la biodiversité ou tout autre aspect et qui n’ait pas un écho favorable », a-t-il expliqué pour inviter les chercheurs à promouvoir la collaboration et la solidarité.
Dans son intervention, le ministre a aussi rappelé le projet de construction d’un bâtiment en R+7/8, en guise de laboratoire qui sera bien équipé et prendra en compte tous les aspects de la recherche de sorte que tout problème né dans la société, aussi complexe soit-il, trouve la solution à travers toutes les disciplines qui seront logées au niveau de ce laboratoire pluridisciplinaire.
La Journée internationale de la biodiversité est, une journée, créée en 1993 par les Nations unies et fixée au 22 mai depuis 2000. Cette campagne mondiale, menée par l'assemblée générale des Nations unies, sensibilise les citoyens à la richesse des espèces végétales et animales sur Terre. L'édition 2026 est célébrée sous le thème : « Agir localement pour un impact mondial » et souligne le rôle des initiatives locales, des citoyens et des communautés dans l'atteinte des grands objectifs mondiaux de protection du vivant.
DCRP/MESRI